Adam Smith, la main invisible et l’épanouissement…

Que se passe-t-il aux États-Unis ? À la fois une guerre mal conçue et un voyage dans l’espace. Ce dernier peut nous redonner de l’espoir : l’Amérique du Nord retrouve peut-être ce qu’elle fait le mieux, la découverte. On voit ici à la fois le désespoir et la joie de l’être humain. Cette opposition entre le rêve américain et son pendant cauchemardesque se retrouve dans les écrits d’Adam Smith. L’un des premiers penseurs de l’économie moderne, il s’est interrogé sur la condition humaine.

Adam Smith, c’était le premier économiste, non ?

Il faisait partie des Lumières écossaises, un groupe de penseurs intéressés par la philosophie morale et les débuts des sciences sociales. Il réfléchissait à l’activité humaine et au rôle de l’État. Son premier grand livre est La Théorie des sentiments moraux (1759). Plus tard, il développe l'un de ces thèmes dans son œuvre la plus connue : La Richesse des nations (1776).

L’inventeur du marché libre ?

Smith observe que le commerce favorise l’ordre politique. Il remarque aussi que plus la richesse augmente, plus le pouvoir peut diminuer. Contrairement à Montesquieu ou Steuart, il s’appuie sur des observations concrètes. Par exemple, il critique les politiques mercantilistes comme les « Corn Laws », qui ont provoqué des famines. Il n'est pas opposé à toute forme d'intervention de manière absolue : il critique des politiques précises.

Était-il pour la non-intervention ?

Pas exactement. Smith pense que l’économie peut progresser même dans un contexte politique imparfait. La politique peut être irrationnelle (« la folie des hommes »), mais l’économie peut avancer tant que certaines limites ne sont pas dépassées.

Cette idée d’un équilibre instable entre intervention et autonomie économique fait écho aux dynamiques analysées dans Le Tempo de la Finance.

Il ne défend donc pas une absence totale d’intervention, mais une intervention limitée et raisonnable.

Et la “main invisible” ?

On dit souvent que Smith défend le laissez-faire total. Mais ce n’est pas si simple. Contrairement à certaines idées modernes, il ne voit pas la croissance économique comme forcément positive. Il reste prudent face au progrès matériel.

Quel lien avec Artemis II ?

Dans La Richesse des nations, Smith explique que chacun agit selon ses intérêts, mais que cela peut bénéficier à toute la société. La diversité des activités permet de répondre aux besoins du plus grand nombre.

Dans La Théorie des sentiments moraux, il explique aussi que nos besoins matériels sont limités. Si nous cherchons la richesse, c’est surtout pour des raisons sociales et émotionnelles, comme la reconnaissance. Pour lui, cela correspond à l’idée d’« améliorer notre condition ».

Pour aller plus loin

Retrouvez Le Tempo de la Finance — L’Histoire de la finance en France

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